Lorsqu’il est devenu impossible de faire face aux échéances mensuelles, il est temps de trouver une solution avant que les choses n’empirent. Pour autant, est-il judicieux de se mettre en faillite ?

La consolidation de dettes

Demander une consolidation de dettes pour mauvais crédit peut être une bonne solution pour ceux qui ont beaucoup de dettes à haut intérêt, telles que des cartes de crédit, des marges de crédit et des crédits personnels, mais ont par ailleurs des revenus stables et un bon dossier de crédit. Si vous avez du mal à faire face à vos paiements ou que vous payez beaucoup trop d’intérêts, cette option pourrait être parfaitement adaptée à votre situation. Le principe est de contracter un prêt dans une banque ou une institution financière afin de solder l’ensemble de vos dettes hors prêt hypothécaire. Une fois le prêt de consolidation mis en place, vos paiements mensuels sont réduits, vous bénéficiez d’un taux d’intérêt moindre et vous corrigez vos retards dans vos obligations.

La proposition de consommateur

La proposition de consommateur permet de sortir de nombreux Québécois de l’endettement sans passer par la faillite. Cette solution, mise en place par un syndic, se déroule de la manière suivante : le syndic négocie auprès des créanciers une diminution des montants et ré-étale les dettes sur une période pouvant atteindre jusqu’à cinq ans. En outre, avec cette formule, les biens tels que la maison, la voiture ou le REER sont protégés, et les intérêts ainsi que les poursuites des créanciers sont stoppés. À partir du moment où la proposition de consommateur est instaurée, vous adressez chaque mois un règlement global au syndic qui se charge de répartir les montants négociés aux créanciers.

La faillite personnelle

Les conséquences d’une faillite personnelle étant graves, il est indispensable avant de mettre en place la procédure de vérifier que la consolidation de dettes ou la proposition de consommateur ne peut pas régler votre problème. Ce dispositif permet d’effacer l’ensemble des dettes (hormis celles considérées comme libérales telles que les pensions alimentaires ou les amendes) et de repartir à zéro, en conservant dans la majorité des cas sa maison ou sa voiture. Cette solution s’adresse aux personnes en surendettement, accuse du retard dans leurs paiements et ne peuvent plus honorer leurs échéances mensuelles, ne serait-ce que les montants minimums des cartes de crédit. Il faut savoir que la cote de crédit est affectée pendant six ans après une première faillite et quatorze ans après une seconde.