À l’instar des États-Unis et du Brésil, chefs de file en la matière, le Québec n’échappe pas au diktat des normes physiques. Les demandes des jeunes filles affluent, mais pas pour réparer des oreilles décollées ou dissimuler de vilaines cicatrices. Alors que leur corps n’a pas encore fini de se former, elles veulent avoir recours à la chirurgie plastique pour modifier leur apparence. Certaines sont parfois légitimes, d’autres non. Quelles sont les interventions les plus demandées ?

  1. La plus populaire : la chirurgie des parties intimes

Les lèvres vaginales peuvent devenir inesthétiques ou gênantes. Les jeunes filles s’intéressent alors à la labiaplastie pour en réduire la taille. Il se peut en effet que sous l’imprégnation hormonale, à la puberté ou après une grossesse, les petites lèvres s’hypertrophient pour dépasser les grandes lèvres. Cela peut provoquer un inconfort lors de certaines pratiques sportives comme le vélo ou l’équitation, mais aussi gêner leur sexualité. Pour améliorer la vie amoureuse et sociale, le médecin peut alors intercéder à la demande.

  1. La chirurgie des seins : le siège de la féminité

De plus en plus tôt et sous l’effet de la mode, les jeunes filles se plaignent de seins trop petits ou trop lourds. Elles réclament un bonnet B ou C et des seins bien ronds. La demande peut être légitime si le complexe de la poitrine freine la vie sociale et intime. La chirurgie peut en effet renforcer l’estime de soi.

Après une grossesse, un amaigrissement, une maladie, il s’agira davantage de rétablir des volumes originels. En tout état de cause, l’intervention doit être mûrement réfléchie, elle n’est jamais un acte anodin.

  1. La chirurgie des fesses : l’effet Kim Kardashian

Clairement, les Brésiliennes ont tracé la voie, mais l’icône des jeunes filles n’y est pas pour rien en ce moment. Elles sont accroc au lipofilling qui consiste à ajouter de la matière dans leurs fessiers, au point d’en redemander si elles jugent leur derrière insuffisamment rebondi. On touche là du doigt certaines dérives qui conduisent à satisfaire toute demande, quelle qu’en soit la motivation. Car si la chirurgie esthétique vend du rêve, elle n’en reste pas moins une prise de risque notable.

Il faut donc alerter contre des pratiques à vocation strictement financières. Dans certains pays comme le Venezuela, les normes esthétiques sont devenues un facteur d’élévation sociale. Les standards de beauté sont même en passe de devenir un motif de discrimination pour qui ne s’y conforme pas. Quid de sa propre identité ?